LE NEZ DANS LES BASSINES

Publié le par flyingsardine


 






    Il est temps que je me présente.
J'habite dans le Finistère depuis une dizaine d'années.
  En dehors du travail et des enfants, nous avons monté une asso avec 2 amis. Nous montons des projets : théâtre, spectacle de chansons drôles et décalées, courts métrages, expos de tableaux, fanzines... bref, on ne s'ennuie pas.
  Ce qui nous unit, c'est une envie de partager de bons moments et surtout, RIRE, et rire encore. De temps à autres je glisserais une petite image qui représente nos créations, ou un article de nos fanzines qui parfois choquent nos lecteurs. Tant pis pour eux!
    Cette photo a été prise lors d'un spectacle en juillet 2005. Nous sommes 3 à chanter plus un musicien (guitare/percu).
  Nous avons notre styliste à nous, Marianne, de Romainville qui fait de l'excellent travail et qui est une personne tout à fait charmante et adorable!Un lien vers son blog est disponible sur mes pages  (http://origin-elle.over-blog.com/)
Je vous présenterais bientôt ses costumes de plus près.
    Bientôt je vous montrerais d'autres costumes. Celui ci a été fabriqué avec du liège, des plumes, un rehausseur de toilettes pour enfant(chapeau), des coquillages et de la ficelle, et une bassine découpée.
    Je ne vous ai pas dit que le thème de notre spectacle, c'est .... LA BASSINE ....
Vous y croyez, vous? Pourtant, c'est bien vrai.
Attention, vous allez découvrir un objet si courant qu'on ne le regarde même pas.
    Et pourtant, la bassine recèle tant de joyaux cachés!
    Il faut dire qu'avant de nous "pencher sur la bassine", nous avions monté une expo de tableaux et un spectacle dont le thème était tout aussi porteur: L'ENDIVE.
Notre asso est donc porteuse de projets innovants et rassembleurs comme vous pouvez le constater.
    Mais revenons à nos bassines....
Nous avons donc monté un spectacle de chansons ayant pour thème "la bassine". A la suite d'un concert, nous avons animé une soirée slam ou chacun dans le public était invité à écrire des textes, qui devaient rimer avec bassine.
    Je vous livre ici quelques perles de cette soirée:

L’ASTÉROÏDE

 

Cette verte bassine, sur laquelle je m’incline,

N’est ni creuse ni vide ;

Elle posée par terre, au milieu d’une cuisine.

Et dans son eau limpide,

 

Ton corps nu se reflète, devenu transparent ;

Moi, je deviens livide

Et plonge les deux mains dans ce puits tremblotant.

Tes formes sont liquides

 

Et glissent entre mes doigts; je relève la tête

Tu me souris, humide ;

Les pieds dans la bassine, tu me compte fleurette.

Tu es l’astéroïde (aux pieds dans la bassine).

C'est joli, non? Mais il y en a aussi d'un autre style

 

Hier, j’ai visité ta cuisine,

Tout y était vraiment propret,

Résultat de tes rapines!

L’océan dans tes cabinets,

Colombin rencontre Colombine,

Ta gaine, la muraille de Chine,

Et ta pudeur à la bassine

Très lentement s’abandonnant

Pas besoin d’rajouter d’soupline.

Doucement tu ôtais ton bonnet,

Et c’est alors que j’ai glissé.

Vous voyez! Si vous en voulez d'autres, je peux les rajouter, il suffit de demander gentiement...

Attention, l' image qui suit peut heurter la sensibilité!

Je vous avais prévenus, il s'agit d'une image de torture assez insoutenable, mais nous avons malheureusement dû en passer par là car contrairement à ce que l'on pense, la bassine est rebelle, elle ne se laisse pas faire et nous avons dû nous y mettre à plusieurs pour la maîtriser.




Petit hommage à la bassine, par Kate...

Rondes, carrées,
petites colorées
aux accents du sud,
ou grandes pâles
au corps musclé.
Lorsque vous apparaissez
en baignoire de bain,
laissant à pein deviner
vos rondeurs lisses et satinées,
votre chair souple et velouté,
comment, Madame,
ne pas tomber fous d'amour
devant votre plastique sensuelle...
Et lorsqu'il vous arrive de déborder,
d'un trop plein d'émoi,
et que le flot soudain de vos larmes
se déversent à nos pieds,
nous restons, là, affolés
coupables d'avoir tant
négligé, vos limites.
Comment supporter l'idée
que certains puissent vous dénigrer,
lorsque vous devenez vieille et âbimée,
déformée par l'âge et par l'usage.
Et que bientôt, vopus serez
oubliée et remplacée.
Oh, Madame,
accordez-moi je vous prie,
une dernière anse,
yeux dans les yeux,
mes mains posées
sur vos poignées d'amour
et nos deux chants mêlés
devant l'éternité.

 

 





Publié dans CREATIONS de L'ASSO

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article