JEUDI 19 MARS

Publié le par lasardine

Ayant eu une interruption momentanée dans mon quotidien, je n'ai pas eu l'occasion de vous parler de cette journée du 19 mars, journée de grève...

  Contrairement à d'autres qui se posent la question de savoir si oui ou non ils vont se mettre en grève, moi je ne me la pose pas...
 Je sais que mon patron ne peut pas me virer, alors pour tous ceux qui n'ont pas cette possibilité ou cette chance là, je me dois de me mettre en grève.
  Je sais également que je ne serais pas payée mais malgré mon salaire de misère que je n'ose pas étaler, j'y vais, et s'il fallait y aller 3  semaines j'irais aussi. Comment? Et bien avec tous les gens en lutte, tous, ceux qui sont prêts à sacrifier un peu de leur salaire on se serrerait les coudes, quitte à manger de la patate tous les jours pendant ce temps. Même nos enfants le comprennent. Ce n'est pas utopique, non, on peut pendant 3 semaines consacrer son salaire aux factures et acheter en gros avec tous les grévistes des kilos de patates, un peu de beurre et du pain, voir même quelques saucisses de temps en temps.


  Et contrairement à d'autres, quand je me mets en grève, ce n'est pas pour rester à la maison, planter des poireaux ou récupérer du sommeil...(entendu les jours précédents la grève de la bouche de délégués syndicaux, véridique)!
 
 Je suis donc aller manifester à Brest et on était vraiment très  très nombreux.

Certes, une journée de grève de temps à autres ne fait pas changer les choses, mais ça donne la température de l'état d'esprit qui règne.
 Contrairement à d'autres, je ne disparais pas dès midi, la fin du cortège, pour rentrer à la maison en faisant un petit arrêt au Mc Do ou à la Mie Câline. Merde, je manifeste et je vais pas en plus aller engraisser tous ces patrons.

Non, je suis restée, on a mangé des sandwichs/ merguez à 2 euros et bu une petite bière à 1 euro.
 Et puis on a échangé, discuté sur les suites possibles. On était plus très nombreux je l'avoue et ça fait un peu mal de se dire que ce n'est pas encore pour demain la révolte des smicards endettés, des travailleurs fatigués, des angoissés de l'avenir...




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