CONTRAT AIDÉ... QUI EST AIDÉ?

Publié le par lasardine

 Dans un minuscule village paumé de France (peu importe précisément l'endroit, ça pourrait être n'importe où), une femme élève seule ses trois enfants. Elle touche le RMI,
s'en sort avec beacoup de difficultés, bien entendu. Chacun ayant son caractère, on peut qualifier le sien ainsi : ne s'impose pas, n'ose pas contredire, toujours prête à rendre service, toujours peur de déranger, de mal faire. Elle subit sa situation, subit le regard des autres, subit les méchancetés communes dans un petit village.
 Elle fait son maximum pour ses enfants, même si leurs conditions de vie ne sont ni évidentes ni faciles, et là je pèse mes mots.
Elle fait occasionnellement de petits remplacements à la cantine de l'école.
 Entre un ex qui la harcèle (mais il y a du mieux car avant il la frappait), le commérage des voisins, la honte de devoir aller aux restaus du coeur...  pas évident.
 Alors le jour où la mairie lui propose un CONTRAT D'AVENIR, elle accepte tout de suite.
Le contrat d'avenir est un contrat aidé, c'est à dire qu'en fait c'est  la commune qui est aidée. Contrat sur deux ans, reconductible.
L'état prend en charge le coût salarial à hauteur de 75% la première année, 50% la deuxième. Plutôt interssant pour la commune.
Dans le cas dont je vous parle, cette femme est embauchée pour 26h/semaines, au smic, 850 euros mensuels.
 Ses horaires de travail, c'est ce qui me semble le plus effarant:
  lundi, mardi, jeudi, vendredi: 7h30-9h, puis 13h30-15h, puis 16h30-19h30
   le samedi: 17h_19h
 Sympa comme horaires pour une femme seule avec ses enfants. Mais, vous me direz qu'elle n'était pas obligéé d'accepter. Peut-être mais elle voulait travailler, elle voulait sortir di RMI, elle voulait une situation. D'autant que ce fameux contrat lui promettait aussi de la formation et le retour à l'emploi stable.
Elle, elle y croyait.
Hormis les bizareries du contrat que j'ai épluchés, je l'ai vue jour après jour traîner de plus en plus la patte.
Au bout du compte, voici réellement comment s'est déroulé son emploi:
 elle n'avait aucun jour de congé dans la semaine, disponibilité permanente (pouvait être appelée jusqu'à 11h du soir), et ce y compris le mercredi et dimanche, ses jours de congés.
Elle aurait pu refuser me direz vous.
Mais comme je vous l'ai dit plus haut, cette femme là n'ose pas.
 Elle s'est laissée grignoter, les employeurs ont bien vite vu qu'elle ne refusait jamais, alors ils y sont allés gaiement.
 Au bout du compte, à bout de forces et se sentant abusée autant qu'ignorée, elle a démissioné avant la fin de son contrat.(Ce qui va arranger l'employeur car il reprend un autre contrat avenir juste derrière, à 75% aidé par l'état la première année.

 Je suis dégoûtée pour cette femme qui aura essayé, espéré échapper à sa situation.
 
 Voilà, vive le retour à l'empoi et merci à tous nos décideurs.

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Alyka 07/03/2009 16:13

pfff, c'est sur ce "contrat aidé" n'est vraiment pas une aide! c'est même bizzare au possible! Le retour à l'emploi ne semble déjà pas facile du tout, alors avec des abus en plus..c'est pas très juste...Bises, bon we

lasardine 08/03/2009 10:41


Un abus parmi tant d'autres. Je ne me battrai pas contre des moulins à vents, mais je peux témoigner , c'est déjà pas mal. Quant à mon week-end, une vraie cata...


Lilly 06/03/2009 22:18

Hello j'ia vu que tu étais passé et merci beaucoup! je repasserias aussi là je dois aprtir et ne peux meme pas lire tes articles. Le dialogue est parfois présent entre mes vieux et moi meme mais il y a des fois ou je me ferme aussi non les tords sont des deux cotés mais peut-etre que l'on pourrait faire des efforts! =D bisous à bientot